Pour Florence et Hussein

Vive leur libération !

Paternity

PaternityUn célibataire endurci et moustachu (Burt Reynolds), charmeur et tombeur, toujours pour ceux et celles qui aiment le look macho, est à un tournant de sa vie. A 44 ans, il a collectionné les aventures sentimentales et entend bien ne pas en rester là il tient à compléter sa collection aussi longtemps que possible. Mais ce don Juan insatiable se réveille un matin avec un nouveau sentiment qui tourne à l’obsession : un sentiment de paternité ! Il veut un enfant, il lui faut un enfant. Un enfant, mais surtout pas une femme, et encore moins une mère. Donc, les progrès scientifiques et éthiques du XXe siècle aidant, il part à la recherche d’une mère porteuse. Une longue recherche l’amène à rencontrer une jeune musicienne qui accepte de porter son enfant à condition qu’il finance ses études en France. S’ensuivra une série de quiproquos, de complications rocambolesques qui donnent le ton à cette comédie, somme toute légère, bien interprétée par Reynolds (pourtant pas léger-léger), et heureusement nerveuse. Burt Reynolds apporte ici la preuve qu’il peut tout jouer, et «Paternity» vaut bien un couffin.

Victor la gaffe

Le gangster Trabucco (Walter Matthau) n’a pas le cœur à rire : il est chargé d’un contrat difficile, abattre un ex-collègue repenti lorsque celui-ci pénétrera dans le palais de justice pour témoigner. Le pauvre Victor Clooney (Jack Lemmon) est triste à mourir : sa femme l’a quitté pour rejoindre un gourou de sexologie, et il a décidé d’en finir avec la vie. Ceci ne fait pas les affaires du tueur, car un suicide intempestif attire l’attention et… la police. Vous avez reconnu «L’emmerdeur» d’Édouard Molinaro, avec Lino Ventura et Jacques Brel, ici accommodé à la sauce hollywoodienne. Le grand Billy Wilder a respecté l’essentiel du scénario de Francis Veber, y ajoutant quelques clins d’œil (le VRP en chemiserie devient un employé de la censure cinématographique !) et dirigeant ses acteurs-fétiches dans les deux rôles principaux. Si Jack Lemmon grimace un peu trop en suicidaire encombrant, Matthauest splendide en malfrat pince-sans-rire. En revanche, on est surpris de voir Klaus Kinski surgir en sexologue branche. Nobody’s perfect !

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