Pour Florence et Hussein

Vive leur libération !

Music Box

« Coupable ? Non coupable ? Faites un effort, prévient le réalisateur. Ne le dites pas, ne l’écrivez pas, ne le suggérez pas ». Il a raison. Ce n’est pas que » Music Box » soit un policier à énigme où il ne faut surtout pas révéler le nom de l’assassin. Son vrai sujet est ailleurs, c’est le doute, l’ambiguïté. La vie de l’avocate Ann Laszlo va changer le jour où son père, un Hongrois installé aux Etats-Unis depuis 1945, lui annonce qu’il est poursuivi pour crimes de guerre. Citoyen modèle, ouvrier honnête, bon père de famille, Laszlo est en effet le sosie parfait d’un policier des sections spéciales qui, à Budapest, pendant la guerre, ont tué et torturé selon l’exemple nazi. Des témoins, mystérieusement surgis, le reconnaissent. Machination ourdie par le KGB ? Ce procès mènera Ann jusqu’aux bords du Danube, pour innocenter l’homme qui fut pour elle un père idéal. Ce qu’elle trouvera une boîte à musique… et à surprise ! On n’oubliera pas ce vieil homme aux cheveux blancs, aux yeux si bleus, et sa fille bouleversée se serrant contre lui. Scène-clé pour un film qui est sans doute le meilleur de tous ceux de Costa-Gavras, dont la carrière américaine est en train de surpasser ses essais européens. Performance touchante pour Jessica Lange, qui confirme ainsi avec éclat tous les espoirs qu’on avait placés en elle.

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