Pour Florence et Hussein

Vive leur libération !

Elle soupçonne son grand-père de la regarder quand elle se masturbe…

La troisième, et la plus secrète est sans doute que le rôle lui permet, dès les premières séquences, de prendre sa revanche sur l’environnement de son passé en parlant librement de sexe. Elle raconte, devant une caméra vidéo, qu’elle soupçonne son grand-père de la regarder quand elle se masturbe. C’est d’ailleurs grâce à ces premières séquences que Soderbergh l’engage. Il lui fait répéter le texte trois fois, et les trois fois elle rougit naturellement aux moments les plus cruciaux de sa confession. Elle avoue ne pas s’en être rendu compte, tant elle était prise par son identification avec le personnage. La suite, on la connaît.

Palme d'or au Festival de Cannes«Sexe, mensonges et vidéo» remporte la Palme d’or au Festival de Cannes 1989, couronné par un jury (Wim Wenders en est le président) plus soucieux de récompenser les espoirs futurs du cinéma que de consacrer un auteur déjà reconnu. Son partenaire, James Spader, rem porte même le prix d’interprétation masculine. Un prix contesté par un public qui jugeait que les interprètes féminines du film (Andie et Laure San Giacomo) méritaient tout autant, sinon plus, de figurer au palmarès. Andie, elle, n’était pas présente à la soirée de gala pour l’unique et simple raison qu’elle donnait alors naissance à son second enfant. Depuis, Andie McDowell a tourné deux films qui devraient l’amener définitivement au premier rang des jeunes actrices internationales : «The object of beauty», réalisé par Michael Lindsay-Hogg, connu pour avoir signé «Let it be», le film de la séparation des Beatles, et le concert de Simon et Garfunkel à Central Park. Son partenaire n’est autre que John Malkovich. Elle a enchaîné sur «Green card», le film que Peter Weir a tourné aux Etats-Unis, avec Gérard Depardieu. Très impressionnée par son partenaire masculin, par sa puissance, elle est plus que jamais déterminée à laisser un nom au firmament du septième art. Elle fait déjà partie de ces stars qui arrivent à se faire un nom sans renoncer à leur nature profonde.

Andie McDowellHeureuse mère de famille, Andie McDowell n’hésite pas à .déclarer que les choses importantes de la vie s’appellent les enfants, les animaux et la nature. Quant à son avenir professionnel, elle avoue ingénument : «Je n’ai pas été capable jusqu’à aujourd’hui d’utiliser ma sensualité, excepté dans les publicités que j’ai tournées pour la télévision.» La déclaration laisse rêveur, car Andie McDowell explose de sensualité. Et l’on se prend à rêver. Si Hollywood décide enfin de mettre en chantier un remake de «Autant en emporte le vent», il ne fait pas de doute qu’elle pourrait incarner Scarlett O’Hara, l’héroïne de toutes les belles du Sud. En attendant, peut-être, d’être à nouveau Blanche Dubois. Elle en a déjà l’accent.

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