Pour Florence et Hussein

Vive leur libération !

Bastien Bastienne

Bastien Bastienne«Bastien et Bastienne», c’est avant tout ce délicieux opéra composé par W.A. Mozart à douze ans. Injecté à petites doses dans un contexte-fiction de Première Guerre mondiale, non loin du front. Dans une grande propriété au milieu d’un parc vivent quatre femmes et trois enfants. Si les enfants viennent, en respiration, interpréter par petites séquences l’opéra de Mozart, le tout est entrecoupé de drames de la vie quotidienne, de drames de la vie, de l’amour, de la guerre et de la mort. Loin d’être innocent «Bastien et Bastienne» — l’opéra — retrace un drame peut-être plus fort que celui qui se joue dans cette maison bourgeoise. Les enfants-témoins interprètent, comme en écho, les déchirements intérieurs vécus par les adultes. Film au rythme lent, violemment intimiste, quelquefois à la limite de «l’intello-schnok», mais interprété avec grâce par Juliet Berto et Anna Prucnal — douloureuses — et Béatrice Bruno en petite bonne toute en rondeurs, sans oublier les petits chanteurs aux voix de chapelles d’Oxbridge.

Absolute beginners

ABSOLUTE BEGINNERSCe qui devait se révéler comme la comédie musicale des années 80 n’a reçu qu’un accueil mitigé de la part du public et de la critique. L’action se déroule lors d’un été de l’année 1958 à Londres. Londres qui vibre de musique et de manifestations de l’avant-garde. La ville appartient aux Absolute beginners, les premiers teenagers. Des pros du «tout, tout de suite» et du «no future». Tout est possible au rythme des Hits, des Dead beats, des Mods et des Teddy Boys unis dans un même combat contre les adultes, la connerie, les principes… Le conflit des générations des sixties qui s’annonce très fort. On suit Colin — prototype absolu de l’Absolute beginner — dans ses errances et dans ses amours. Et puis éclate la guerre des gangs qui met Londres à feu et à sang. Julian Temple — qui a réalisé des clips des Stones et des Sex Pistols — filme avec une originalité, une vitalité, un dynamisme débordants. A la lisière du «too-much» de tout (de musique, de bruit, de personnages, de lieux), «Absolute beginners» dégage une sorte de magie qui donne envie d’y revenir.

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